T567 - Le jardin d'été.

Publié le par Petitalan

 

T567-Fontenay.JPG

Dans le petit jardin d'été si frais
Tout près d'une fontaine, à une table ombragée,
Nous attendions la suite du déjeuner
Le service languissait.

Pour tromper l'attente et briser le silence,
J'ai pensé qu'un brin de poésie s'imposait
Du mieux que j'ai pu du Prévert je t'ai lu
Tu m'as distraitement écouté, regard perdu.

"Comme il devait l'aimer" as-tu alors murmuré
"Comme je t'aime" ai-je dit en écho au bruit de l'eau
Tu songeais à celle qu'avait aimé Prévert
Tu n'as pas entendu que mon cœur s'était ouvert.

D'un geste las j'ai repoussé les couverts
"Fromage ou dessert ?"
Qu'au diable Vauvert aillent les vers :
"Garçon, je vous prie, un camembert."

Publié dans texte

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A
Ah les illusions et l'incompréhension.... un camembert qui coule doucement mais sûrement.
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P
La vie est un grand camembert tranquille.
O
J'aime quand poésie rime avec folie.
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P
A ton service.
A
Un repas sans fromage, c'est comme une belle à qui il manque un oeil... disait la pub ! Toi, t'as eu les deux...
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P
Non, non, il ne s'agissait pas de moi. Si un peu quand même mais cela ne c'est pas vraiment terminé ainsi. Qui pourrait résister à Prévert, un grand amoureux. <br /> Bien à toi.<br /> Je vais donner une suite. Vengeance devant tant d'indifférence.
B
T'es pas tellement poète .......un camenbert .....ho ! MDR
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P
Supprime la fin et tu verras que c'est très romantique.<br /> En vrai, ce ne fut pas du tout ainsi.<br /> Bien à toi éternel amoureux.<br /> J'évite le camembert.
A
Romantique ! Pourquoi en amour, il y en a toujours un qui souffre ?<br /> Belle journée !<br /> Bises
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P
Un gouffre ?<br /> Ça toujours été ainsi, je pense. Adam, déjà.<br /> Bien à toi, I love you.