T932 - Une question d’appréciation.

Publié le par Petitalan

932 - Une question d’appréciation.

 

Sur la berge, dubitatif, enroulant d’un doigt ses moustaches,

le pêcheur se lamentait et s’impatientait :

Au bout du jonc, petit ou gros, nul ne mordait.

 

Minutes et heures passaient, en vain,

Rien rien rien,

pas même du menu fretin !

 

L’homme, ablettes et gougeons, chacun dans son monde,

n’étaient d’évidence pas sur la même longueur d’onde.

 

Un poisson s’improvisant porte-parole de la réputée peu disserte gent aquatique

cependant délivra au bredouille une explication logique :

« Hé ! Tu vas nous courir longtemps sur le haricot

pour que nous nous aventurions à tâter de l’asticot ?

Tes tentations ne sont certes pas piquées des hannetons

mais il n’est pas question que nous nous laissions piquer par l’hameçon. »

 

Puis il rejoignit ses compagnons pour se livrer à moult gaudrioles.

 

Il était l’heure de replier les gaules.

 

Ce soir le pêcheur devra se contenter d’un plat de ravioles,

tandis que les porteurs d’écailles termineront la journée autour d’un ver.

 

 

 

Petit poisson deviendra grand,

Pourvu que Dieu lui prête vie.  Jean de La F.

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P
Avec le temps, les poissons ont appris à ne plus se laisser berner ;-)
Bonne fin de soirée
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Z
Ils ne veulent plus être considérés comme du menu fretin.. balance ton pêcheur !!
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B
La pêche apprend la patience
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T
C' est qu'il est devenu difficile, et il faut aujourd'hui autre chose qu'un asticot pour l' attirer et le tromper !
Bien à toi
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