T886 - La grogne des forçats de la route.

Publié le par Petitalan

« D’où vient que personne en la vie

N’est satisfait de son état ? »

Jean de la Fontaine - Le loup et le renard.

 

Il fallait les entendre.

Et comment ne pas les entendre ?

Leurs propos, hauts et forts, n’étaient point tendres.

Le grand concert amer !

Sur l’air de :

« Que maudits soient les cyclistes… »

 

Corps et machine ne faisant qu’un geignaient.

Chacun amèrement de son propre sort se plaignait.

Pléthore de jérémiades et lamentations.

Tout était motif à bruyantes récriminations.

 

Les roues, la selle, les freins, les pneus, la chaîne, le guidon

Les mollets, le haut du dos tout comme le bas, les bras, les poumons

Tous à l’unisson.

 

A les écouter, à les en croire, sans répit, constamment malmenés.

Par les montées, les descentes, les à-coups, jamais un instant de repos.

 

Mais le plus véhément parmi eux c’était la selle

« Plaignez-vous, plaignez-vous, mes amis

Mais le plus mal loti, assurément c’est bibi

Si vous croyez qu’il soit plaisant

Avec un fessier de voisiner longuement et étroitement ! »

Publié dans textes de fantaisie

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Z
On ne prend jamais assez en compte le martyr de la selle !! merci d'y avoir remédié
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B
le pire pour un cycliste c'est le régime sans sel.
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T
ah mais que dire du pédalier qui subit les contraintes de gauche et de droite, c' est la victime du en même temps !<br /> Bien à toi
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